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Mes P@rcelles : Traçabilité : " Le logiciel m’apporte une aide considérable "

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Arboriculture | Producteur à Volonne, Didier Arnaud s'est abonné à Mes P@rcelles il y a cinq ans. Il utilise le logiciel notamment pour gérer la traçabilité de ses productions fruitières.

Didier Arnaud, arboriculteur sur la commune de Volonne depuis 1994, cultive une trentaine d’hectares de
céréales et d’arbres fruitiers, comprenant des pêchers, des cerisiers, des abricotiers, des pommiers, quelques pruniers et oliviers qui représentent 85 variétés différentes.

Arboriculteur indépendant, il conditionne l’ensemble de sa production de fruits d’été et la vend selon différents circuits : vente directe sur les marchés locaux et dans quelques grandes surfaces, demi-gros à quelques revendeurs travaillant sur les marchés et vente en gros à des grossistes d’intérêt nationaux, situés sur la côte. Pour les pommes c’est différent, il la travaille en brut de cueille : le client amène les palox à l’exploitation, récupère la récolte et prend en charge la partie conditionnement et vente.
Didier Arnaud s’est abonné à Mes P@rcelles en 2011 pour l’aider à gérer entre autres la traçabilité de ses multiples variétés. 

L'Espace Alpin : Pourquoi utilisez- vous Mes P@rcelles (MP) ?
Didier Arnaud : Aujourd’hui, on est obligé d’enregistrer tout ce que l’on fait. Le logiciel m’apporte donc une aide considérable pour la traçabilité de mes pratiques, autrement dit le « suivi parcellaire ». Au départ, je note tout dans un carnet – qui est ma « bible » – puis je le reprends au propre avec le logiciel MP. Je voulais me servir du pocket (MP Touch : accès simplifié sur smartphone et tablette) pour gagner du temps en ne passant plus par mon carnet, mais je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur la question. 

Est-ce que MP vous aide dans la gestion de vos pratiques agricoles ?
D. Arnaud : Ce qui est intéressant dans ce logiciel, et que j’utilise en saison, c’est ce qui concerne les traitements phytosanitaires. Je prépare toujours mes traitements la veille : je réfléchis à la maison à ce que je vais faire, à quel endroit, comment, quelle dose... Or, je ne vais pas descendre dans le local à chaque fois pour regarder le bidon et l’étiquette des produits. Mes P@rcelles me permet de préparer mes traitements en restant devant mon ordinateur. En plus, aujourd’hui, la réglementation relative aux pesticides a beaucoup évolué, que ce soit dans leur utilisation ou dans le cadre de la loi des mélanges : on ne peut pas mélanger certains produits avec d’autres, d'autres produits doivent être employés seuls… Il y a un outil dans MP qui me dit si mon mélange est autorisé ou pas, ce qui me permet d’anticiper mon traitement. Côté quantité, le logiciel m'informe aussi de la dose maximale autorisée à employer.
MP gère également les délais avent récolte (DAR). C’est intéressant pour moi car j’anticipe mes récoltes en fixant une date à laquelle je pense pouvoir cueillir.

Ensuite, lorsque je rentre mon traitement sur le logiciel, celui-ci m’alerte sur le délai minimum avant récolte à respecter. En fonction de cela, soit j’ajuste ma date de récolte, soit je change mon traitement en utilisant des produits avec des DAR plus courts. En arboriculture, il y a des DAR qui peuvent être importants : jusqu’à un mois voire plus. Quand on se rapproche de la récolte, il faut donc réfléchir à deux fois avant de traiter pour ne pas prendre de risque.

« Avec toutes les évolutions de la réglementation que nous connaissons depuis quelques, années, effectuer un traitement est devenu un véritable casse-tête. Le logiciel évite de faire des bêtises. »

MP vous aide-t-il pour la commercialisation de votre production ?
D. Arnaud : Comme je travaille la pomme en brut de cueille, le client me demande tout mon calendrier d’interventions : que ce soit le désherbage, les traitements, l’engrais... Donc, en fin de saison, je reprends mon carnet, je mets tout au propre dans le logiciel et ça me permet d’avoir un document nickel. Ça a son importance car ça montre le sérieux du travail.

Avez-vous déjà eu un contrôle ?
D. Arnaud : Il y a quatre ou cinq ans, je faisais partie d’un groupement de producteurs et j’étais en PFI (production fruitière intégrée), ce qui impose de pouvoir assurer la traçabilité des produits. Lors d'un contrôle, je donnais le document du suivi parcellaire du logiciel. Par exemple, sur l’exploitation, j’ai trois variétés différentes de pommes : certaines interventions sont spécifiques à une variété (par exemple un traitement) tandis que d’autres interventions sont les mêmes, quelle que soit la variété. Le logiciel me permet de sortir la traçabilité de chaque variété, sans avoir à prendre un bout de papier et recopier trois fois la même chose ou presque : c’est un gain de temps. 

En plus de fournir des informations techniques à jour sur les produits phytosanitaires, Mes P@rcelles vous permet de gérer quantitativement vos produits, en présentant un état de vos stocks dans votre local phytosanitaire, mis à jour automatiquement à chaque traitement.

Est-ce que la prise en main de MP a été difficile ?
D. Arnaud : Non. J’avais suivi la formation mais, après cela vient avec la pratique. Si ça fait un moment que je ne l'ai pas utilisé, il me faut un petit temps d’adaptation, mais je trouve que c’est relativement bien fait. Le logiciel est assez fonctionnel et, quand j’ai une question, j'obtiens la réponse assez vite.
Par ailleurs, c’est important d’avoir un interlocuteur à la Chambre qui s’occupe de Mes P@rcelles car je ne suis pas tout le temps dessus et quand j’y travaille, j’apprécie d’avoir une réponse assez rapidement pour avancer. 

Est-ce que l’utilisation de MP a évolué depuis le début de votre abonnement ?
D. Arnaud : En fait, je n’exploite pas tout ce que propose le logiciel. Il y a plein de possibilités mais c’est le temps qui me manque. Quand on regarde les choses plus en profondeur, Il est, par exemple, possible de gérer l’azote par rapport aux zones vulnérables nitrates (plan de fumure, cahier de fertilisation), faire des calculs économiques… Mais pour le moment, les journées ne sont pas assez longues...


Propos recueillis par 
Claire Charret et Nora Dermech